Lucia Kleint de l'Observatoire de Genève

Le soleil sous contrôle, haute sécurité ?

L’astrophysicienne Lucia Kleint fait des recherches sur des millions d’images scrutant le soleil afin de déterminer les causes des éruptions pour le compte de l’Observatoire de Genève. Un travail salutaire pour prévoir l’avenir ?

Phil Marso : À quand remontent les premières données sur les tempêtes solaires ?


Lucia Kleint : La première tempête solaire a été observée en 1859 par R. Carrington et R. Hodgson. À cette époque, l’influence des éruptions solaires sur la Terre n’était pas encore connue. Environ 17 heures plus tard, il y avait des aurores presque partout sur Terre, même près de l’équateur, et les systèmes télégraphiques tombaient en panne. Ce n’est qu’à ce moment-là que R. Carrington s’est rendu compte que l’éclaircissement qu’il avait vu accidentellement sur le Soleil était peut-être responsable de tous ces effets.

PM : Vous disposez de millions d’images d’observation sur les éruptions solaires. Est-ce qu’on privilégie dans vos recherches pour mieux comprendre le phénomène, les plus retentissantes : Calington (1859), Canada (1989), Suède (2003) ?

L.K : En fait, les meilleures données proviennent des satellites les plus récents. En particulier l’observatoire SDO (Solar Dynamics Observatory, NASA), qui prend des photos du Soleil toutes les quelques secondes depuis 2010. Les évènements plus anciens étaient très intéressants, mais malheureusement pas aussi bien observés. Par exemple, Carrington a seulement dessiné son observation sur papier et a même manqué une minute parce qu’il a couru chercher son assistant pour avoir un témoin.

Phil Marso - Janvier 2022 © Megacom ik / Adikphonia 2022

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